SUJET PULSIONNEL & SUJET MORAL

N’ayez pas peur de ce qui vous traverse l’esprit et qui vous paraît effrayant ! Qui peut en effet se vanter de ne pas avoir plusieurs fois par jour de sombres idées en tête ? L’essentiel étant de ne pas laisser passer ce que certains nomment votre « ombre » ou de la recycler… En écrivant par exemple.

Le « sujet pulsionnel » est un sujet passif qui, à ce titre, mérite à peine d’être appelé ainsi. Il serait plus juste de dire que nous sommes « objets » de nos pulsions, de ces idées agressives, parfois affolantes qui viennent sans que nous les ayons convoquées. Elles se présentent à nous par effraction, comme des voleuses. Au 19e siècle, Friedrich Nietzsche (à qui Sigmund Freud doit beaucoup) dans « Par delà Bien Mal » ne disait-il pas que les idées, bonnes ou mauvaises, viennent quand elles veulent et non quand nous le décidons ?

Le sujet moral, celui qui fait le tri est « le seul vrai sujet ». Les problèmes surviennent en revanche quand il ne parvient plus à séparer le bon grain de l’ivraie et se laisse recouvrir de cette mauvaise herbe. D’où la nécessité d’une discipline et d’une hygiène mentale à toute épreuve.

La bonne nouvelle est donc que nous ne sommes donc pas nos pulsions, mais plutôt ce qui les contient ou les transforme (de préférence). Il ne s’agit pas en effet de réprimer, mais de procéder à une métamorphose de ce matériau boueux en un comportement véritablement « humain ».

Mais ne pas faire basculer cette réalité pulsionnelle dans le monde n’est pas simple. Commençons donc par ne pas dire certaines choses, à prendre le temps pour que la lumière revienne et nous permette de voir  le fond de notre vraie nature.

Les humains ne sont pas appelés à la violence, mais à ce qui les en sauvera. Nous savons tous cela. Mais nous n’activons le plus souvent cette vocation que dans le cadre restreint de notre famille, de notre cercle d’amis, de notre pays…

Ne nous laissons pas impressionner par la noirceur que les médias et les réseaux sociaux déversent à longueur de journée dans nos esprits.  Elle est plus que regrettable bien sûr, mais elle n’est en aucun cas notre réalité ultime. Nous sommes profondément ce que nous sommes appelés à devenir, à savoir des êtres vivants capables de ne pas répondre docilement à nos poussées agressives, destructrices et négatrices de tel ou tel « autre ».

J’ai conscience que ce message est millénaire. Attention de ne pas en faire un produit comme un autre !

© Thierry Aymès

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