MÉDÉANIMISTE

Le 26 avril 2020, Thierry Aymès a choisi cette nouvelle dénomination pour mettre l’accent sur une « posture psycho-soignante » qu’il a décidé d’inaugurer et qui a pour spécificité majeure de prendre soin de ses patients en souffrance psychique tout en respectant leurs moyens financiers.  Toute personne poussant sa porte fixera elle-même le prix de sa séance et le troc, dans certains cas, sera envisageable; elle pourra également décider de sa durée, ainsi que de sa fréquence

Aucune approche psychothérapeutique ne pouvant se vanter de posséder la clef universelle des innombrables troubles psychiques que nous connaissons à ce jour, la médéanimie est une pratique ouverte à toutes les autres sans aller jusqu’à faire de l’une ou l’autre une priorité exclusive.   ​​​​​​​​​​​​​​

Outre le soin que le praticien se doit d’effectuer par son esprit sur celui de son patient, chacune de ces deux dénominations, sous-entend comme l’entremise d’une « lumière » à peine audible étymologiquement puisque, aussi bien le « dé » latin de Mé-dé-animie que le « th » grec de Psych-thé-rapeute pointe vers une présence discrète que d’aucuns appelleront « Dieu » (du radical indo-européen commun « Dy-eu ») dérivant lui-même de « di » (briller, soleil, jour, dieu) qui l’apparente à « Divus » (divin).​​​​​​​

Thierry Aymès dit bien « Dieu-Lumière » et ne fait en aucun cas allusion au Dieu dogmatisé des religions, quelles qu’elles soient, et dont on connaît de mieux en mieux l’architecture politicienne et les accointances avec les pouvoirs… Tristement terrestres.

Par ailleurs, le médéanimiste connaît la différence trop souvent ignorée entre « soigner » et « guérir ». Thierry Aymès propose une distinction conceptuelle intéressante entre ces deux postures. Voici ce qu’il en dit : « Soigner, c’est-à-dire chérir une possibilité, cultiver une promesse, faire advenir ce qui sommeille en chacune des personnes qui frappent à sa porte et dont la retenue, l’étouffement, constitue un problème, un obstacle. Soigner revient à choyer ce qui couve, ce qui est discrètement vivant et ne demande qu’à croître jusqu’à devenir un heureux embrasement. Soigner, c’est dire encore, conduire le consultant au-delà de sa peine en veillant à ne pas le faire revenir à son état psychique d’avant elle ; ce qui reviendrait à l’exposer à une rechute. Bien sûr, il ne s’agit pas d’éteindre le mauvais feu, l’incendie destructeur, mais de le réduire jusqu’à ce qu’il redevienne braises.

Et si par guérison, nous devons entendre un retour à celui que fut le patient, alors sans doute est-il préférable de ne pas le guérir et de tenter plutôt la mutation de son désordre psychique en une calme réorientation qui le portera au-delà de son passé dans un présent re-virginisant ».

Convaincu que tout un chacun doit avoir la possibilité d’accéder à ce type de soins sans pour autant se désargenter et considérant que les séances sont en règle générale beaucoup trop chères ( 60 euros en moyenne les 50 mn, soit 1,20 euro la minute) pour la très large part des citoyens de notre pays, Thierry Aymès a donc choisi de se positionner différemment au nom de celles et ceux qui jusqu’alors n’ont pu être entendu(e)s.

​​​​​​​Très bonne journée à toutes et tous. ​​​​​​​ 

© Thierry Aymès

https://www.bod.fr/librairie/la-medeanimie-thierry-aymes-9782322206339

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