POM-POM BOYS

Alors que, par envie et sans honte, je me retrouvai face à cette émission (que je ne nommerai finalement pas) truffée de pubs plus agressives les unes que les autres, ne voilà-t-y pas qu’une éclaircie tout aussi violente vient une fois de plus tenter de me wokiser.

La machine américano-idéologique était en route

Une dizaine d’hommes, ventripotents et ordinaires, investissaient la scène, pompons rouges à la main et s’empressaient de nous faire entendre une voix non-binaire à la gloire du mélange non-identifiable des genres et de la tolérance tous azimuts.

Eussent-ils étaient dotés d’une virtuosité minimale que leur laïus introductif eût sans doute été rétrospectivement plus efficace…

À la fin de leur prestation, l’un d’entre eux, un barbu à lunettes dont on eût pu penser qu’il était un « homme » (au sens classique), crut bon d’ajouter que leur objectif n’était pas d’être des athlètes performants, mais de se proposer tels qu’ils étaient, mous et désynchronisés, autrement dit sans dispositions particulières pour l’exercice auquel ils venaient de se livrer.

Ce à quoi le juré québécois de service a répondu en substance qu’apparemment l’on pouvait être porteur d’un discours pertinent, d’une idée louable (bien que très tendance) et, dans un même temps, être totalement dépourvu d’intérêt.

Dans le milieu du spectacle, Dieu merci ! On ne vient toujours pas « comme on est », mais ça ne saurait tarder.

© Thierry Aymès

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