L’EMPIRE DU BIEN

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques temps, j’ai le sentiment que je ne regretterai pas plus que cela de quitter ce monde quand mon heure viendra. La tournure qu’il prend depuis l’avénement du numérique dans les années 90 ne me dit rien qui vaille; c’est le moins que je puisse dire… Je ne pense pourtant pas être trop à la traîne. Nous sommes overdosés d’informations anxyogènes et les curés de la bien-pensance totalitaire, les apôtres médiatiques, le prêchi-prêcha télévisuel me consternent. Je suis d’accord avec Philippe Muray, Natacha Polony et Christopher Lasch que j’ai récemment lus… L’empire du Bien est irrespirable et les années 60 ont amorcé un virage définitif vers la catastrophe que nous connaissons aujourd’hui. Je ne serai jamais un disciple de l’Évangile actuel et espère de tout coeur un sursaut du corps républicain… Moribond.

ATTALI 79

Que ceux qui ont des oreilles entendent. Attali en 1979. Avant de me lancer, je précise que cet homme avait prévu l’arrivée de Macron au pouvoir (il l’a proposé à François Hollande comme ministre de l’économie), prophétise depuis quelques années l’élection d’un président femme pour 2022 et, dans l’extrait d’une émission que l’on peut visionner sur Youtube, exprime son désir de voir advenir un gouvernement mondial qui pourrait idéalement être situé à Jérusalem (Tout est vérifiable).  Il ne s’agit pas de propos élucubrés. 

De ce court extrait, je ne conclurai pas, comme certains ne manqueront pas de le faire, que ce Monsieur a participé activement à l’avènement d’une gouvernance qu’il décrit comme étant la pire (dictature absolue) de celles qui sévissaient déjà sur la planète à cette époque, mais je suis à tout le moins impressionné par sa clairvoyance. Nous vivons effectivement les premiers balbutiements d’une dictature nouvelle (la pire de toutes)  et n’ayant, dans sa forme, que très peu de choses à voir avec la Chine, la Corée du Nord ou la Russie pour ne parler que de ces 3 là, c’est-à-dire sans mentionner la liste exhaustive des dictatures religieuses (musulmanes).

Les vaccinés sont désormais du côté du Bien, de la conscience et de la responsabilité citoyennes paraît-il. Ils ont le sentiment d’avoir consenti « librement » et « grâce à l’usage de leur raison » à cette vaccination qui leur est apparue comme la seule issue à la crise que nous traversons, alors qu’en définitive, sans s’en rendre compte, ils ne font que l’effort de rejoindre une norme, un idéal standardisé dont la définition leur est dictée de l’extérieur dans une société de machines, par des machines où ils sont depuis longtemps algorithmés.

La notion même de liberté est pervertie. Nietzsche nous mettait en garde contre une société ou l’individu, dans sa liberté pensante, était vu comme un danger. L’esprit grégaire (de troupeau) lui faisait peur. Mais aujourd’hui, nous sommes bien au-delà de ses craintes. Le troupeau, formaté à coups d’émissions télés et de journaux d’informations étatiques et orientées, s’imagine savoir, s’imagine penser, s’imagine être informé, alors qu’il n’est que manipulé par des fictions idéologiques et propagandistes. De plus, au sein de ce troupeau, chacun pense être un individu, alors que chacun se reçoit du dehors et s’évertue à son insu à coller à un standard.

Aujourd’hui, plus que jamais, il s’agit de philosopher, de prendre de la hauteur de remettre en cause notre façon de fonctionner, d’oser savoir, d’oser penser (re-penser notamment notre rapport à la mort).

Il ne suffit pas d’être des individus, les émissions de télés-réalité en sont pleins et ne croyez pas que la standardisation extérieure (gros seins, abdos, tatouages, coupes de cheveux etc) ne s’accompagne pas d’une standardisation de la pensée… Ces individus-là sont vides ou plus exactement pleins de l’illusoire certitude de ne l’être pas…

Quand la norme s’allie au Bien, à la science et à la médecine, autrement dit à des autorités qui échappent à la plupart d’entre nous, la plupart obéissent et participent sans le savoir à la mise en place d’une société totalitaire. Nous y sommes.

Mais la France doit rester le pays des lumières, de la raison libre, de la philosophie, de la pensée, au risque de devoir en passer par un chaos.

MANQUER DE VOCABULAIRE

Manquer de vocabulaire, ne pas avoir l’envie d’en acquérir peut être gravement handicapant. À une personne à qui je parlais de « rationalisation », j’ai osé demander : « Sais-tu ce que veut dire ce mot ? ». J’aurais pu la vexer, mais il n’en fut rien et elle me répondit dans la foulée : « Une petite portion de quelque chose ». J’avais bien fait de l’interroger au sujet du sens de ce mot. Elle ne comprenait pas CE que je disais. Elle comprenait QUELQUE CHOSE, mais pas CE que je cherchais à lui transmettre. Dans le fond, elle n’avait pas absolument tort ; elle pensait très clairement au « rationnement » qui apparaît généralement dans les périodes de crises économiques sévères ou de guerres franches, mais le sens du mot que je venais d’employer lui échappait totalement. 

À partir de cet exemple, je poursuivrai en disant que les journaux télévisés et certaines émissions-débats par exemple se font en langage dit « soutenu » et qu’il est important de posséder un certain vocabulaire pour ne pas passer à côté de leurs contenus. Quoi que certains en pensent toujours présomptueusement, bien souvent, le contexte n’est pas suffisant pour amener le sens précis d’une phrase jusqu’aux oreilles de Monsieur Tout-le-Monde.

Qu’avait donc compris mon ami à qui je venais de dire qu’à mon sens il fallait s’efforcer de « rationaliser » (non pas dans un sens psychanalytique) le plus souvent nos propos ?  Il avait compris qu’il fallait les réduire, c’est-à-dire parler moins ou parler peu.  De mon côté, je cherchais à lui faire comprendre que rationaliser ses propos revenait à laisser parler le moins possible nos humeurs dont l’essence déformante ne nous permettait pas de rendre compte de la réalité. Il entendait donc complètement autre chose. Il était ailleurs, à côté. Tout l’art de la pédagogie réside dans la volonté et l’aptitude à réduire à néant toutes les possibilités de mésinterprétation.  Combien de dialogues ne s’inquiètent aucunement de ce point crucial ? Combien ne sont que bavardages purs, échanges affectifs, sans soucis réels de compréhension ? Le plus souvent, ne trempons-nous pas par fainéantise dans l’illusion d’être compris ou compréhensibles et ne restons-nous pas cloisonnés, enfermés au-dedans de nous-mêmes, condamnés à un parallélisme pernicieux ?

©Thierry Aymès

UN CERTAIN NÉGATIONISME

Suite à de nombreuses discussions au sujet des animaux dont l’issue était presque toujours la même, j’ai récemment conclu qu’il existait dans ce domaine un « négationnisme épistémique » très répandu et susceptible d’être étendu à d’autres régions de la connaissance.

Selon un très grand nombre de personnes non-averties en matière zoologique, les savants spécialistes de la question ne sauraient dire en aucune manière ce qui se passe dans la tête d’un chat par exemple ou évaluer clairement son intelligence. « Qu’en savent-ils ? » est souvent l’interrogation qui revient. À les en croire, ce ne serait pas parce que tels scientifiques ont fait de très longues études, ainsi que de très méthodiques et multiples recherches après avoir obtenu leur doctorat, voire moult prix honorifiques, qu’ils pourraient prétendre en savoir plus que celles et ceux qui n’ont rien fait de tout ça.

Dès lors, qu’en savez-vous, votre chat est peut-être plus intelligent que vous et qu’il ne se donne pas la peine de vous le faire savoir tout bonnement parce qu’il n’a pas ce désir fou de vous convaincre et qu’il est bien plus avancé dans la sagesse que vous ne l’êtes ? Il parle, tout comme nous, mais nous ne le comprenons pas etc. Il ressent et pense à sa façon, a une vision d’une monde qui nous échappe etc.

À de multiples reprises, je me suis retrouvé incapable de répondre face à une personne qui soutenait sans s’en douter la thèse « négationniste épistémique » tant j’étais sidéré par l’inculture et l’ignorance qui permettaient ce point de vue.

Étrange fonctionnement en effet et qui n’est pas sans rappeler d’autres formes de négationnismes comme celui qu’implique la thèse créationniste fondamentaliste qui vit le jour dès la proposition de la thèse de l’évolution par Charles Darwin en 1859.

La Genèse ne nous dit-elle pas que le monde fut créé en 6 jours, de même que les animaux le furent « achevés » et indépendamment les uns des autres, excluant ainsi toute forme d’évolution ?

Nul doute que les créationnistes sont dans leur ensemble irrationnellement attachés à la foi qui leur fait penser que l’Ancien Testament (étant notamment la Genèse écrite sous la dictée de Dieu par Moïse comme le dit la tradition juive) est un livre de sciences naturelles et d’Histoire auquel, en aucune manière, les manuels scolaires ne peuvent avoir la prétention de se substituer. C’est cette posture spécifique que l’on qualifie d’obscurantiste dans la mesure où elle tient pour nulle toute connaissance accumulée au large du livre jugé initial.

Je vous laisse étendre à d’autres domaines cette posture; elle est très répandue de nos jours. Bien sûr, nous ne saurons jamais tout et la science n’édicte jamais que des vérités provisoires susceptibles d’évoluer avec ce qui vient réfuter certaines de ses hypothèses, voire de changer complètement de paradigme à la faveur d’une hypothèse plus économique (je fais allusion au principe fameux du rasoir d’Ockham), contrairement aux convictions intimes, aux idéologies, aux religions et à certains systèmes psycho-soignants qui eux ne sont pas réfutables et retombent toujours sur leurs pattes, mais… Nier l’existence d’un corpus accumuler pendant des siècles et ce, dans tel ou tel domaine, me paraît inquiétant.

L’être humain est ce que l’Univers en 13800000 d’années a produit de plus sophistiqué, à quoi nous pourrions rétorquer que les sociétés humaines sont ce que l’Univers a élaborer de plus complexe, et s’il est vrai que nous sommes capables du pire, il est ahurissant à mes yeux que l’on puisse imaginer que les animaux non-humains ne nous sont pas inférieurs en conscience et en intelligence.

Cette infériorité prétendue ne nous autorise cependant pas à les maltraiter ou à les massacrer… Bien au contraire. Parce qu’ils sont à la merci de notre surpuissance, nous nous devons de les protéger.

VOUS AVEZ DIT BLASPHÈME ?

Tentons d’analyser d’un peu plus près la notion de « blasphème » en n’en retenant que la signification religieuse dont on sait qu’elle ne s’est imposée que tardivement.

Convenant qu’elle ne peut être évoquée que par un croyant, de quelque confession qu’il soit.

Or, dans un pays comme la France, Dieu, en tant qu’il est une entité rationnellement improuvable fut théoriquement relégué, hors des domaines politique et juridique, dans la sphère privée depuis le XVIIIe siècle ; l’indépassable argument d’autorité : « Dieu a dit… » n’a plus lieu d’être dans le débat public. Il n’est bien sûr pas interdit de « croire », mais en tant que telle, la foi en Dieu de quiconque n’est pas plus respectable que la conviction de certains concernant la présence supposée d’extraterrestres sur notre planète.

Ajoutons par ailleurs qu’il est tout à fait compréhensible que de nombreuses personnes n’éprouvent que répulsion vis-à-vis d’institutions qui semblent responsables de millions de morts depuis l’aube de l’humanité et que, partant, certaines expriment humoristiquement leur dégoût face aux ignobles violences provoquées par ce qu’ils ne considèrent que comme de très discutables idéologies.

Nul doute que, si les musulmans en avaient le droit dans les pays où l’Islam est religion d’État (entendez par là qu’elle y est obligatoire), ils ne se gêneraient probablement pas pour se moquer de toutes les religions comme nous le faisons.

Il est banal de dire que de tout temps des conflits ont eu lieu au nom de Dieu… Et encore aujourd’hui.

Personnellement, je suis pour une totale liberté d’expression et invite chacune et chacun à participer à l’édification d’une sotériologie par l’humour, c’est-à-dire la capacité à mettre à distance ce qui est sacré à nos yeux et ne l’est pas forcément aux yeux du voisin.

Comme beaucoup d’autres, j’avoue être blessé à longueur de journée par le peu d’intérêt par exemple que le plus grand nombre a pour la poésie et la musique dite savante ; par les discours irrespectueux que cette indifférence produit. À chacun son sacré ! La mère, le père, la sœur, la famille etc., sont tout autant de motifs pouvant au cas échéant justifier un passage à l’acte meurtrier.

Dans un État de droit comme le nôtre, et sans doute l’est-il à ce jour exagérément, même si l’on peut légitimement espérer être respecté jusque dans nos convictions les plus intimes et les moins… « Enseignables », même si l’on peut être choqué par certains propos, ce n’est à mon sens pas à l’esprit religieux d’imposer sa loi, mais bien à l’esprit laïc de rappeler que seule les « Lumières de la Raison la plus libre, la moins asservie » sont autorisées à dire ce qui est punissable et ce qui ne l’est pas.

©Thierry Aymès

QU’EST-CE QUE PHILOSOPHER ?

Aide aux dissertations philosophiques, ainsi qu’à la républicanité

En France, l’apprentissage de la philosophie est proposé en Terminales, à plus ou moins forte dose, selon que l’on choisit telle ou telle section.

Mais n’allez pas croire comme certains que les professeurs qui enseignent cette matière soient rémunérés pour convertir leurs élèves à leurs points de vue ou pour en faire des sages, ce serait une grossière erreur.

Non, dans nos lycées, apprendre à nos élèves comment philosopher poursuit un idéal, celui de parachever l’édification de républicains capables de « penser contre eux-mêmes » de façon ordonnée et argumentée.

Qu’est-ce donc que penser contre soi-même ? Demanderez-vous. C’est une bonne question. Jadis, une de mes élèves ne comprenait pas non plus.

« Je ne vois pas comment je peux penser autre chose que ce que je pense ! Je pense ce que je pense, un point c’est tout » affirmait-elle d’un air têtu et agacé. Sous-entendu : « Si vous croyez que vous allez pouvoir me faire changer d’avis et obtenir de moi que je pense ce que vous voulez… ». Il y avait de l’orgueil dans ses propos et même un peu de mépris. Nul doute que si mon intention avait été de mettre à mal ses certitudes, je n’y serais pas parvenu.

Ce faisant, elle confondait tout simplement « croire » et « penser », « avoir des pensées » et « penser tout court ».

La plupart d’entre nous se contentent d’avoir de simples avis arrêtés au sujet de telle ou telle question et ne souhaitent pas en changer. Par fainéantise ou par utilité, ils ont décidé de croire définitivement (ou presque) ce qu’ils ont passivement hérité de leur éducation (parti politique, religion, goûts artistiques etc.) ou miraculeusement obtenu un beau jour qu’ils se sont mis à… Penser.

En ce sens, croire reviendrait à adhérer une fois pour toutes à ceci ou à cela ; équivaudrait à stopper un flux de réflexion dans le but de penser « quelque chose » et conséquemment d’être dans la capacité de prendre position et d’agir. Pourquoi pas en effet. L’on ne peut pas penser tout le temps et il faut bien de temps à autre poser des actes.

Mais penser, au sens où nous l’entendons, est tout autre chose.

Penser, c’est précisément, par le biais d’un travail analytique, d’un effort rationnel, s’arracher à une opinion le plus souvent spontanée, commode et commune, pour s’en proposer une nouvelle mouture, à moins qu’une toute neuve n’apparaisse au cours ou au bout de notre application.

C’est en ce sens qu’à une question du genre : « Être libre, est-ce faire ce que l’on veut ? », on peut être tenté de répondre spontanément « oui », puis passer ce « oui » au crible d’un positionnement moral et en troisième lieu, reproposer une réponse plus sophistiquée que la première prenant en considération ledit positionnement.

Penser revient alors à ne pas se contenter d’une réponse immédiate que l’on prend plutôt comme précieux point de départ dans le but de la faire évoluer au moyen d’un processus analytique, au même titre qu’un joaillier part d’une pierre brute pour arriver au diamant grâce à son savoir-faire.

Contrairement à ce que l’on peut « croire », en pensant seul, et de façon rationnelle, il nous est possible de raffiner nos points de vue jusqu’à les faire accéder au rang de thèse.

EXEMPLE

Les blondes sont-elles toutes stupides ?

1/ Oui, toutes celles que j’ai rencontrées le sont (réponse spontanée ou « hypothèse » pseudo-argumentée).

2/ Toutefois, mon ami Jean en connaît une qui est brillante (moment analytique venant ébranler quelque peu l’hypothèse).

  • Toutes les blondes ne sont pas stupides, mais beaucoup le sont (Thèse atténuant la réponse spontanée… C’est déjà ça !).

Il est évidemment possible de poursuivre ce mouvement que nous pouvons qualifier de « dialectique ».

© Thierry Aymès

UNE NOUVELLE DICTATURE ?

Pourquoi n’aurait-on pas le droit de dire que nous nous dirigeons progressivement vers une nouvelle forme de dictature ? Parce que l’Afghanistan désormais ? Joli coup de prestidigitation ! Il y a la dictature religieuse et armée, la dictature militaire et celle qui se prépare sur notre territoire au nom de la « liberté responsable ». Elle est bien plus perverse. Nous sommes très nombreux à la qualifier de « sanitaire ». C’est à nos enfants et nos petits enfants qu’il nous faut penser. Personnellement, je ne veux pas d’une civilisation orwellienne au sein de laquelle les esclaves ignorent définitivement qu’ils le sont. La lobotomie médiatique systématisée sur les chaînes propagandistes de notre État est criarde. J’ai posté récemment une vidéo de Attali qui nous met en garde contre la récupération pernicieuse de certains concepts par le système actuel et une autre où l’on peut entendre un inconnu très éclairé qui décrit à merveille ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays. Je vous invite à les visionner. Je n’ai rien à ajouter ou à soustraire à leurs propos. Nos ancêtres se sont plus que violemment libérés du joug religieux en 1789 et 1905 parce que nous sommes une nation avant tout de philosophes et parce que la Raison et le levier de notre culture. De nos jours, la colère monte contre une nouvelle religion érigée de toutes pièces par le Ministère de la Santé joint à celui de l’Intérieur qui nous ordonne de fait d’apprendre par cœur où se trouvent le Bien et le Mal. À ce sujet, je vous suggère de lire le livre de Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint : Délivrez-nous du Bien ! ». La liberté est une notion philosophique à laquelle nous devons prendre le temps de réfléchir. Le peuple français dans les rues, tous les samedis (pour rien selon beaucoup) sent confusément que quelque chose monte qui ne sera pas à notre avantage, bien au contraire. Je fais confiance à son intuition et me joins à l’effort qu’il fournit contre la confiance aveugle, la passivité qu’elle implique, la fatigue confuse qui la provoque ou le total désintérêt d’une bonne moitié des Français. Depuis un an et demi, des traitements efficaces pour les personnes nouvellement atteintes par cette maladie qui ne tue que 0,05 % des êtres humains ont été mis au rancart et cette décision incompréhensible a causé des milliers de morts sur notre sol ; ne l’oublions pas. Macron cache comme il le peut son incurie en ouvrant tous les parapluies qu’il trouve pour se mettre par anticipation à l’abri de ce dont il devra rendre compte après son mandat. Imaginez que l’État décide de nous tenir au courant jour après jour, heure après heure, des cas de Cancer », d’AVC, d’infarctus, d’accident de la route etc., nous ne sortirions plus de chez nous… Plus jamais.

QU’EST-CE QU’UN MULTISTE ?

Il est assez facile de le deviner… Un multiste est une personne qui a plusieurs activités et ne peut se résoudre à s’emputer de l’une d’entre elles tant son énergie et sa créativité sont grandes.

Thierry Aymès fait partie de cette communauté-là. Tour à tour philosophe, psychanalyste (médéanimiste), enseignant, écrivain, conférencier, musicien, artiste peintre, inventeur de jeux de lettres ou concepteur d’objets… N’allez cependant pas croire qu’il fait à la fois tout et rien, se condamnant ainsi à une malheureuse médiocrité. Non… Ce serait mal le juger.

Concrètement, il a écrit plusieurs livres de philosophie très originaux pour celles et ceux qui sont intimidés par cette discipline ou pensent ne pas être à la hauteur et quelques autres pour les personnes plus aguerries dans ce domaine.

Sa novella « L’ombre de midi » ne vous laissera pas indifférent(e) et, alors que nous ne sommes qu’au tout début de l’année 2022, deux romans sont en attente d’une édition.

Il a travaillé en EHPAD et composé un ouvrage à cette occasion (Sous la mémoire… Préfacé par Jean-Yves Leloup) à ce sujet où nous pouvons lire chacune des émotions et réflexions qui furent les siennes au cours de cette expérience.

Penfant 2 années, il a animé des ateliers de réflexion en Maison Centrale (Arles) et Centre de détention (Salon-de-Provence).

Plus récemment, il a conçu une nouvelle posture « psycho-soignante » dont la thèse est détaillée dans un ouvrage intitulé « La médéanimie ». Son approche très humaine des difficultés que peuvent rencontrer ses patients lui vaut une belle réputation.

En tant que conférencier, il a été recruté par « A-speakers » (une entreprise danoise) et a donné çà et là des conférences toujours très accessibles sur différents thèmes. Il a enseigné la philosophie pendant 19 ans, le français (3 années), la musique (7 ans), l’anglais (chez Acadomia, Abos) et s’intéresse à la poésie, la théologie, les spititualités etc.

Auteur-compositeur-interprète-arrangeur-multi-instrumentiste, il a enregistré (RCA-BMG-VOGUE-POLYGRAMME etc) et produit plusieurs albums dont certains sont à vocation pédagogique (PHILOSONG) quand d’autres taillent la part belle au jazz ou aux chansons de variété.

Il a inventé plusieurs jeux de lettres dont le tout dernier « Dames de Lettres » et s’est lancé, voici quelques années, dans la fabriquation de clefs USB (Li Clau et les Holikeys) en bois d’olivier qu’il a adoré vendre sur les marchés de Provence et ailleurs.

Il n’a jamais voulu écouter celles et ceux qui l’exortaient à ne poursuivre qu’un seul lièvre à la fois. Tout comme une mère ou un père aurait semble-t-il mauvaise grâce à préférer l’un ou l’autre de ses enfants, il s’est d’emblée résolu à ne jamais se limiter à l’un ou l’autre des domaines où il pressentait avoir quelques dispositions. Comme il a eu raison !