THE DOOR

Il m’arrive très souvent de me poser la question des limites de la pédagogie. En classe ou en ateliers, mes élèves ont régulièrement le sentiment de comprendre la pensée de tel ou tel philosophe, mais la comprennent-ils vraiment ? La comprends-je moi-même ? Sans doute saisissent-ils quelque chose de la pensée de Spinoza, de celle de PlatonPoursuivre la lecture de « THE DOOR »

UNE DÉRIVE TENDANCE

De nos jours, étant donné la psychologisation et le procédurisme grandissant en matières de relations dites « conjugales », ne devient-il pas progressivement dangereux de s’engager dans une histoire d’amour? Beaucoup de personnes ont désormais tôt fait semble-t-il d’identifier rétrospectivement leur attachement et leur incapacité à se défaire de leur conjoint comme le résultat d’une manipulation dontPoursuivre la lecture de « UNE DÉRIVE TENDANCE »

ALERTE À MÂLE Y BUT ! (ou d’une secouriste masquée)

En psychanalyse, 3 concepts me paraissent intéressants : a)      La résistance b)      La rationalisation c)       La sublimation Je m’intéresserai pour l’heure au second. Rationalisation : À ma connaissance, ce terme a été introduit dans le vocabulaire psychanalytique par Ernest Jones vers 1910 (à vérifier). On a coutume de nommer  rationalisation le processus par lequel  telle personne considèrePoursuivre la lecture de « ALERTE À MÂLE Y BUT ! (ou d’une secouriste masquée) »

MYRIAM LE CHIEN (Extrait de « Sous la mémoire…)

Elle est arrivée sans que je m’en aperçoive.  Était-ce un matin ou une après-midi ?  Le visage long, la chevelure vivace et blanche comme la chaux, un gilet bleu marine bien trop grand, elle errait sans cesse, « comme une âme en peine » dit-on.  Je ne sais pas si elle avait de la peine, mais ellePoursuivre la lecture de « MYRIAM LE CHIEN (Extrait de « Sous la mémoire…) »

LA TABLE (Saynète philosophique)

Juste avant le dessert, Stéphane, qui n’avait pas ouvert la bouche de tout le repas, va prendre la parole pour un moment.  Il est assis sur un sofa à l’écart de l’assemblée qui, depuis une bonne heure débat au sujet de Dieu. Tom n’en démord pas; personne ne peut parler de Dieu dans la mesurePoursuivre la lecture de « LA TABLE (Saynète philosophique) »

UNE LETTRE À DIRE

(Autour d’Emmanuel Lévinas et du commentaire d’Alain Finkelkraut) Ma tendre chérie, Ce matin, en nouant ma cravate, toujours un peu maladroitement comme tu peux l’imaginer, j’ai pensé à nous ; et au-delà de nous, au lien qui unit si fondamentalement chacun à l’autre.  J’aime penser qu’en dépit de ce qui nous oppose parfois, nous ne sommesPoursuivre la lecture de « UNE LETTRE À DIRE »

VÉRONIQUE PONGE À « L’OMBRE DE MIDI »

Un roman inoubliable Mon nom ? Allez savoir. Mon prénom ? Inconnu à ce stade. Ma profession ? Chais pas quoi dire. Nombre d’enfant(s) à charge ? Un chien. Sport ? J’aimais jouer aux échecs… Un téléphone qui sonne. « Allô, Gérard c’est Paul, je te rappelle plus tard. » Je ne m’appelle pas Gérard.Poursuivre la lecture de « VÉRONIQUE PONGE À « L’OMBRE DE MIDI » »

LILI FRIKH N’ÉCRIT PAS

EXTRAIT DE MON AVANT-DERNIER OUVRAGE INTITULÉ : « SELF-INTERVIEW ». Cher Thierry Aymès, mis à part Joë Bousquet qui vous marqua au fer rouge, alors que vous n’aviez que 18 ans, vous est-il arrivé de rencontrer des textes indélébiles ? Sans hésitation, je dirai… Ceux de Lili Frikh dont il faut d’emblée savoir qu’elle n’écrit que parPoursuivre la lecture de « LILI FRIKH N’ÉCRIT PAS »

DE ROUSSEAU À FERRY (En passant par Sartre)

Il n’y a pas de nature humaine. Aucune trace en l’Homme d’une essence où serait inscrite sa destination a priori. C’est désormais, semble-t-il, un fait dont on peut trouver l’origine au XVIIIe siècle du côté de chez Rousseau et Kant. J’en suis d’accord sans peine. Je dirai cependant dans un premier temps, et quitte àPoursuivre la lecture de « DE ROUSSEAU À FERRY (En passant par Sartre) »

À DÉFAUT D’OR…

De bon matin, sous la douche, je me suis formulé une règle que je trouve moins ambiguë que la très connue : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Lévitique (Lv 19,18). Le présupposé de cette « loi comportementale » est très clair ; je suis censé m’aimer. Mais est-ce si certain ? Mon instinct animal me portera très naturellement àPoursuivre la lecture de « À DÉFAUT D’OR… »